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Bulletin Sécurité des Vols N°54

By 9 novembre 2018 No Comments

Edito – BSV n°54

pilote loisir
Pilote de loisir

Notre activité favorite, le pilotage d´aéronefs ultra-légers motorisés est une activité récréative et de loisir.

Bien entendu, cette activité est extrêmement exigeante du point de vue de la formation, de l’entraînement et du maintien des connaissances, car c’est la seule manière de garantir un haut niveau de sécurité des vols lorsqu’on la pratique.

Mais quoi qu’il en soit, il faut garder à l’esprit que nous sommes des pilotes « amateurs » dans le sens noble du terme et que, même pour les professionnels de l’ULM, il n’existe pas de licence professionnelle d’ULM.

Cependant, et la récente accidentologie nous le rappelle, trop souvent, certains pilotes vont au-delà du statut pilote de loisir et se transforment, volontairement ou involontairement, en pilotes d’essai.

En effet, à l’occasion de l’achat d’un nouvel appareil, d’essais en vol suite à une opération de maintenance, de vols suite à des modifications ou des changements de réglages ; sans prendre conscience du risque encouru, certains pilotes n’hésitent pas à monter dans un ULM pour essayer si tout va bien, au mépris du principe de précaution et des règles basiques de la sécurité des vols…

Savez-vous que pour devenir un pilote d’essai et de réceptions, non seulement la sélection est draconienne, la formation très exigeante dans une école dédiée l’EPNER (Ecole du Personnel Navigants Essais et Réceptions) et que les heureux élus se comptent sur les doigts d’une main chaque année ?

Essayer un ULM ne s’improvise pas, et même après une intervention bénigne sur sa machine, il faut prendre conscience que le vol qui va suivre doit être mené avec prudence, réflexion et préparation spécifique. Je ne saurais que vous conseiller de ne pas partir en vol sans en avoir parlé avec un autre pilote qui pourra non seulement apporter un avis, une aide et des conseils.

 

Chaque année, l’essai d’un ULM par son pilote-constructeur, son pilote-mécanicien, son pilote-metteur au point se solde par des accidents graves ou mortels.

Quand vous venez d’acquérir une machine, prenez le soin de faire des vols en double commande avec un instructeur jusqu’à ce que vous la maîtrisiez parfaitement. De même, à l’occasion de travaux de maintenance, de changements d’une pièce, ou de réglages, ne négligez pas le temps nécessaire à des essais au sol, demandez à un ami pilote de vous seconder, de vous aider, de vérifier votre travail et ne partez en vol que lorsqu’aucun doute ne subsiste quant à la navigabilité de votre ULM.

Votre vol ne doit jamais être un vol d’essai, vous n’avez pas été formé et entraîné pour cela, mais toujours un vol de loisir, ce pourquoi vous avez obtenu votre brevet et licence de pilote ULM.

S’il le faut, faites appel à un professionnel de l’ULM, instructeur, importateur pour vous apporter l’aide nécessaire et l’assurance que votre appareil nouvellement modifié est apte au vol.

Voler en toute sécurité, c’est n’outrepasser ni ses limites, ni ses prérogatives ni ses compétences.

Aucun de vos vols ne doit être un vol d’essai, le doute n’est jamais permis en aéronautique et encore moins si l’on doit faire un vol pour l’évacuer.

Bons vols de loisir.

 

Eric Galvagno

Eric Galvagno

Responsable Commission Sécurité des Vols

 

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